Diagnostics obligatoires pour louer un logement en 2026
La liste exacte des diagnostics à fournir au locataire, leurs validités, qui paye, et ce que change le calendrier DPE pour les bailleurs.
Mis à jour le 2 juillet 2026

En bref
Pour louer un logement en 2026, le bailleur doit annexer au bail un dossier de diagnostic technique comprenant : le DPE (valable 10 ans), le constat de risque d'exposition au plomb pour les logements construits avant 1949, l'état de l'installation électrique et celui du gaz si elles ont plus de 15 ans (valables 6 ans), et l'état des risques (ERP, moins de 6 mois). La surface habitable doit figurer au bail, et le dossier amiante des parties privatives est tenu à disposition du locataire pour les immeubles d'avant juillet 1997. Depuis janvier 2025, un logement classé G au DPE ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail ; les F suivront en 2028. Tous ces diagnostics sont à la charge du bailleur.
Louer un logement sans les bons diagnostics expose le bailleur à des recours du locataire et, depuis la loi Climat et Résilience, à l'interdiction pure et simple de louer les passoires thermiques. Ce guide liste précisément ce que le dossier de diagnostic technique d'une location doit contenir, ce qui se joue autour du DPE pour les bailleurs, les durées de validité propres à la location (souvent plus longues qu'à la vente) et les erreurs qui coûtent cher.
| Diagnostic | Vente | Location | À savoir |
|---|---|---|---|
| DPE | 10 ans | 10 ans | Les DPE réalisés avant juillet 2021 sont expirés |
| Amiante | Illimitée si absence | Illimitée si absence | Repérages datant d’avant 2013 : à refaire avant une vente |
| Plomb (CREP) | 1 an si présence, illimitée sinon | 6 ans si présence, illimitée sinon | Logements construits avant 1949 |
| Électricité | 3 ans | 6 ans | Installation de plus de 15 ans |
| Gaz | 3 ans | 6 ans | Installation de plus de 15 ans |
| Termites | 6 mois | Non exigé | Uniquement en zone délimitée par arrêté préfectoral |
| État des risques (ERP) | 6 mois | 6 mois | À actualiser si un nouvel arrêté est publié entre-temps |
| Mesurage loi Carrez | Illimitée | Non exigé (surface habitable Boutin pour la location) | À refaire après des travaux modifiant la surface |
La liste exacte des diagnostics à annexer au bail
Le dossier de diagnostic technique (DDT) d'une location comprend : le DPE, obligatoire pour tout logement et affiché dès l'annonce ; le constat de risque d'exposition au plomb (CREP) pour les logements construits avant 1949 ; l'état de l'installation intérieure d'électricité et celui du gaz lorsque ces installations ont plus de 15 ans ; et l'état des risques (ERP) daté de moins de 6 mois au moment de la signature. S'y ajoutent deux obligations connexes : la surface habitable du logement doit figurer dans le bail (dite « loi Boutin », à ne pas confondre avec le mesurage Carrez réservé à la vente), et pour les immeubles dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997, le dossier amiante des parties privatives (DAPP) doit être tenu à la disposition du locataire qui le demande.
Ce que la location n’exige pas (contrairement à la vente)
Bonne nouvelle pour les bailleurs : le dossier de location est plus léger que celui d'une vente. Le diagnostic termites n'est pas exigé pour louer, même en zone classée par arrêté préfectoral. Le mesurage loi Carrez ne concerne que la vente de lots de copropriété : pour la location, c'est la surface habitable qui compte, calculée différemment (les combles non aménagés, caves, balcons ou encore les parties sous 1,80 m de hauteur en sont exclus). L'audit énergétique, obligatoire pour vendre un logement classé E, F ou G, n'est pas requis pour louer. Attention toutefois : si vous vendez ensuite votre bien loué, le dossier de vente complet redevient nécessaire, avec ses validités plus courtes.
DPE et location : le calendrier qui change tout
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au DPE est interdit de nouveau bail : impossible de le proposer à la location ou de renouveler le contrat dans les conditions antérieures. Les logements classés F suivront au 1er janvier 2028, puis les E en 2034. Les loyers des F et G sont par ailleurs gelés depuis 2022 : ni augmentation en cours de bail, ni révision, ni majoration à la relocation. Avant de conclure à l'interdiction, vérifiez votre étiquette réelle : la réforme du calcul pour les petites surfaces (2024) puis le nouveau coefficient de l'électricité (2026) ont fait gagner une classe à de nombreux logements, une attestation gratuite étant téléchargeable sur l'observatoire DPE de l'ADEME sans refaire le diagnostic.
Validités : les durées propres à la location
Plusieurs diagnostics ont une validité plus longue en location qu'en vente, ce qui lisse leur coût sur plusieurs baux. Le DPE vaut 10 ans. Les états de l'électricité et du gaz valent 6 ans pour une location, contre 3 ans pour une vente. Le CREP plomb est illimité si aucun revêtement au plomb n'est détecté ; en cas de présence, il doit dater de moins de 6 ans à la signature du bail. L'ERP, lui, doit avoir moins de 6 mois : c'est le seul document à refaire quasi systématiquement à chaque nouveau locataire, et il doit être actualisé si un arrêté modifie les risques entre-temps. Réflexe utile : vérifiez les dates de vos rapports avant chaque relocation plutôt que de tout recommander.
Qui paye, et que risque le bailleur en cas d’oubli ?
Tous les diagnostics de location sont à la charge du bailleur : aucun texte ne permet de les refacturer au locataire, ni directement ni via les charges. En cas de dossier absent ou erroné, les risques sont concrets : le DPE est opposable, un locataire peut donc obtenir une réduction de loyer ou des dommages-intérêts si l'étiquette réelle est moins bonne qu'annoncée ; l'absence de CREP dans un logement d'avant 1949 peut engager la responsabilité du bailleur jusque sur le terrain pénal en cas d'intoxication ; louer un G depuis 2025 expose à ce que le locataire exige la mise en conformité. L'annonce elle-même est encadrée : l'étiquette énergie doit y figurer, et son absence est sanctionnable.
Location meublée, saisonnière, colocation : quelles différences ?
La location meublée classique obéit aux mêmes règles que la location nue : même dossier de diagnostic technique, mêmes validités, même calendrier DPE. La colocation aussi, avec un dossier par bail. Pour la location saisonnière et les meublés de tourisme, la réglementation se durcit : depuis la loi de novembre 2024, les nouveaux meublés de tourisme sont progressivement soumis au DPE avec des exigences de classe minimale selon les communes, et le calendrier d'alignement sur la location classique est enclenché. Si vous louez en courte durée, vérifiez les règles applicables dans votre commune avant d'investir : un logement énergivore acheté pour du saisonnier peut se retrouver contraint plus vite que prévu.
Le bon réflexe avant une mise en location
Faites établir votre dossier en une seule visite : un diagnostiqueur certifié réalise le DPE, le plomb, l'électricité, le gaz et l'ERP en un passage, ce qui réduit nettement le coût total (comptez 150 à 250 € en fourchette constatée pour un appartement ancien). Anticipez la visite dès la décision de louer : les validités longues vous laissent le temps de photographier, publier l'annonce avec l'étiquette énergie et organiser les visites sans pression. Verydiag vous met en relation avec jusqu'à trois diagnostiqueurs certifiés de votre secteur : vous décrivez votre bien, ils vous rappellent sous 24h avec un devis gratuit et sans engagement.
Questions fréquentes
Informations à jour en 2026, données à titre indicatif. Sources : service-public.fr et l'ADEME. Les prix, durées de validité et obligations réglementaires évoluent : confirmez les règles applicables à votre bien avec un diagnostiqueur certifié.
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