Diagnostic immobilier dans les Hauts-de-France

Le parc le plus ancien de France après l’Île-de-France, héritage du bâti minier et de la brique, avec des hivers qui rendent l’isolation déterminante.

En bref

Sur les 1 247 544 diagnostics de performance énergétique réalisés dans les Hauts-de-France depuis 2021, 10,8 % des logements sont classés F ou G, contre 9,7 % en France. Au moins 32,5 % du parc est antérieur à 1949, ce qui déclenche le constat plomb.

Les étiquettes dans les Hauts-de-France

Hauts-de-France se situe au 3ᵉ rang des neuf régions que nous couvrons pour la part de passoires, au-dessus de la moyenne nationale de 9,7 %.

A0,6 %
B2,2 %
C31,2 %
D36,2 %
E19,0 %
F7,1 %
G3,7 %

Source : base ADEME des diagnostics de performance énergétique réalisés depuis juillet 2021.

L’âge du bâti, et les diagnostics qu’il impose

Hauts-de-France figure parmi les régions au parc le plus ancien : 32,5 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1949. Le constat plomb y est donc exigible bien plus souvent qu’ailleurs, et le repère n’est pas l’aspect du bien mais la date de son permis de construire. S’y ajoute le repérage amiante, déclenché par un permis antérieur à juillet 1997, qui concerne au moins 77,5 % du parc régional. Ces deux parts sont des minimums : les tranches à cheval sur une date charnière ne sont pas comptées.

Quand a-t-on construit dans les Hauts-de-France ?

La période dominante explique l’essentiel des écarts d’étiquette d’une région à l’autre, davantage que la qualité de l’entretien.

Répartition du parc diagnostiqué dans les Hauts-de-France par période de construction.
PériodePart du parc
avant 194832,5 %
1948-197429,7 %
1975-19774,4 %
1978-19826,1 %
1983-19884,7 %
1989-20007,2 %
2001-20052,6 %
2006-20126,4 %
2013-20215,4 %

Les départements couverts

Nos diagnostiqueurs interviennent dans les 5 départements de la région. Les obligations sont les mêmes partout, seule leur fréquence change avec l’âge du bâti local.

Aisne(02)Nord(59)Oise(60)Pas-de-Calais(62)Somme(80)

La réforme de 2026 dans les Hauts-de-France

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. À bâtiment identique, l’étiquette d’un logement chauffé à l’électricité s’améliore souvent d’un cran, sans travaux. 32,3 % des logements diagnostiqués dans les Hauts-de-France sont chauffés à l’électricité. La région est donc moins concernée que la moyenne : le gaz et les réseaux de chaleur y dominent, et leur coefficient reste inchangé. Les diagnostics établis en 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur l’observatoire de l’ADEME.

Le parc le plus ancien après l’Île-de-France

33 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1948, la part la plus élevée des neuf régions. C’est l’héritage du bâti minier, des courées et de la brique, un type de construction dont les murs pleins sans lame d’air isolent mal. Ajoutée à une zone climatique H1, cette ancienneté explique les 10,8 % de passoires, au-dessus de la moyenne nationale. L’isolation y produit des gains supérieurs à la moyenne, précisément parce que le point de départ est plus bas.

Risque minier et état des risques

La région concentre l’essentiel des plans de prévention du risque minier de France métropolitaine, héritage de l’exploitation charbonnière. Affaissements et effondrements figurent à ce titre dans l’état des risques d’un grand nombre de communes du Nord et du Pas-de-Calais. Être en zone ne signifie pas que le bien a subi un désordre, mais le document doit être remis dès la première visite, et le règlement du plan de prévention peut imposer des prescriptions de construction que l’acquéreur découvre parfois trop tard.

Nos diagnostiqueurs dans les Hauts-de-France

Nous couvrons 1 ville dans les Hauts-de-France. Chaque page détaille le parc local, les risques recensés et les prix constatés.

Questions fréquentes

Quels diagnostics sont obligatoires dans les Hauts-de-France ?
Les mêmes que partout en France : DPE, amiante pour un permis antérieur à juillet 1997, constat plomb avant 1949, électricité et gaz pour une installation de plus de quinze ans, état des risques, et termites dans les zones sous arrêté préfectoral. Ce qui change d’une région à l’autre est la FRÉQUENCE : Hauts-de-France compte 32,5 % de logements antérieurs à 1949, donc le constat plomb y est plus ou moins courant qu’ailleurs.
Mon logement risque-t-il d’être interdit à la location dans les Hauts-de-France ?
10,8 % des logements diagnostiqués dans les Hauts-de-France sont classés F ou G, donc déjà concernés par le calendrier : les G depuis 2025, les F en 2028. En ajoutant les E, visés en 2034, c’est 29,8 % du parc régional qui est appelé à sortir de la location faute de travaux. Seul votre propre diagnostic dit où vous vous situez.
La réforme de 2026 change-t-elle mon étiquette dans les Hauts-de-France ?
Uniquement si votre logement est chauffé à l’électricité, ce qui est le cas de 32,3 % du parc diagnostiqué dans les Hauts-de-France. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026, ce qui améliore souvent l’étiquette d’un cran sans travaux. Les diagnostics de 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement sur l’observatoire de l’ADEME.
Comment trouver un diagnostiqueur certifié dans les Hauts-de-France ?
Vérifiez trois choses : une certification en cours de validité délivrée par un organisme accrédité COFRAC, une assurance responsabilité civile professionnelle, et un devis détaillant ce qui est inclus. Décrivez votre bien et votre projet, et jusqu’à trois diagnostiqueurs de votre secteur vous rappellent avec un devis gratuit.

Mis à jour le 18 juin 2026

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