Diagnostic immobilier dans le Grand Est

Des hivers parmi les plus rigoureux du pays et un bâti à colombages ou en grès très présent, deux facteurs qui pénalisent l’étiquette énergie.

En bref

Sur les 1 253 441 diagnostics de performance énergétique réalisés dans le Grand Est depuis 2021, 9,6 % des logements sont classés F ou G, contre 9,7 % en France. Au moins 25,4 % du parc est antérieur à 1949, ce qui déclenche le constat plomb.

Les étiquettes dans le Grand Est

Grand Est se situe au 5ᵉ rang des neuf régions que nous couvrons pour la part de passoires, en dessous de la moyenne nationale de 9,7 %.

A0,8 %
B4,0 %
C38,3 %
D31,7 %
E15,6 %
F6,2 %
G3,4 %

Source : base ADEME des diagnostics de performance énergétique réalisés depuis juillet 2021.

L’âge du bâti, et les diagnostics qu’il impose

Avec 25,4 % de logements antérieurs à 1949, Grand Est se situe dans la moyenne haute. Le constat plomb concerne donc une part substantielle des ventes, sans être systématique. S’y ajoute le repérage amiante, déclenché par un permis antérieur à juillet 1997, qui concerne au moins 76,7 % du parc régional. Ces deux parts sont des minimums : les tranches à cheval sur une date charnière ne sont pas comptées.

Quand a-t-on construit dans le Grand Est ?

La période dominante explique l’essentiel des écarts d’étiquette d’une région à l’autre, davantage que la qualité de l’entretien.

Répartition du parc diagnostiqué dans le Grand Est par période de construction.
PériodePart du parc
1948-197437,8 %
avant 194825,4 %
1975-19774,7 %
1978-19824,8 %
1983-19884,1 %
1989-20007,6 %
2001-20052,9 %
2006-20126,3 %
2013-20215,7 %

Les départements couverts

Nos diagnostiqueurs interviennent dans les 10 départements de la région. Les obligations sont les mêmes partout, seule leur fréquence change avec l’âge du bâti local.

Ardennes(08)Aube(10)Marne(51)Haute-Marne(52)Meurthe-et-Moselle(54)Meuse(55)Moselle(57)Bas-Rhin(67)Haut-Rhin(68)Vosges(88)

La réforme de 2026 dans le Grand Est

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. À bâtiment identique, l’étiquette d’un logement chauffé à l’électricité s’améliore souvent d’un cran, sans travaux. 25,6 % des logements diagnostiqués dans le Grand Est sont chauffés à l’électricité. La région est donc moins concernée que la moyenne : le gaz et les réseaux de chaleur y dominent, et leur coefficient reste inchangé. Les diagnostics établis en 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur l’observatoire de l’ADEME.

Des hivers qui pèsent sur chaque étiquette

La région cumule les zones climatiques les plus froides de France métropolitaine. À isolation identique, un logement y consomme davantage qu’ailleurs pour maintenir la même température, et l’étiquette s’en ressent. Avec 38 % du parc bâti entre 1948 et 1974, la part la plus élevée des neuf régions, le Grand Est concentre les logements de la reconstruction, conçus à une époque où l’isolation ne figurait dans aucune réglementation.

Une particularité juridique en Alsace-Moselle

Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle relèvent du livre foncier et non du cadastre, un héritage du droit local. Cela ne change rien aux diagnostics eux-mêmes, qui sont identiques partout, mais cela a une conséquence concrète : les bases publiques de transactions immobilières ne couvrent pas ces trois départements. Les prix au mètre carré y sont donc plus difficiles à établir à partir de données ouvertes, et un vendeur strasbourgeois se fiera davantage aux estimations locales qu’aux moyennes nationales.

Nos diagnostiqueurs dans le Grand Est

Nous couvrons 2 villes dans le Grand Est. Chaque page détaille le parc local, les risques recensés et les prix constatés.

Questions fréquentes

Quels diagnostics sont obligatoires dans le Grand Est ?
Les mêmes que partout en France : DPE, amiante pour un permis antérieur à juillet 1997, constat plomb avant 1949, électricité et gaz pour une installation de plus de quinze ans, état des risques, et termites dans les zones sous arrêté préfectoral. Ce qui change d’une région à l’autre est la FRÉQUENCE : Grand Est compte 25,4 % de logements antérieurs à 1949, donc le constat plomb y est plus ou moins courant qu’ailleurs.
Mon logement risque-t-il d’être interdit à la location dans le Grand Est ?
9,6 % des logements diagnostiqués dans le Grand Est sont classés F ou G, donc déjà concernés par le calendrier : les G depuis 2025, les F en 2028. En ajoutant les E, visés en 2034, c’est 25,3 % du parc régional qui est appelé à sortir de la location faute de travaux. Seul votre propre diagnostic dit où vous vous situez.
La réforme de 2026 change-t-elle mon étiquette dans le Grand Est ?
Uniquement si votre logement est chauffé à l’électricité, ce qui est le cas de 25,6 % du parc diagnostiqué dans le Grand Est. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026, ce qui améliore souvent l’étiquette d’un cran sans travaux. Les diagnostics de 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement sur l’observatoire de l’ADEME.
Comment trouver un diagnostiqueur certifié dans le Grand Est ?
Vérifiez trois choses : une certification en cours de validité délivrée par un organisme accrédité COFRAC, une assurance responsabilité civile professionnelle, et un devis détaillant ce qui est inclus. Décrivez votre bien et votre projet, et jusqu’à trois diagnostiqueurs de votre secteur vous rappellent avec un devis gratuit.

Mis à jour le 18 juin 2026

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