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Mon logement est-il encore louable ? Testez votre étiquette DPE

La loi retire progressivement du marché locatif les logements les plus énergivores. Choisissez votre étiquette pour savoir à quelle date votre bien est concerné.

L’étiquette énergie de votre logement

Je ne connais pas mon étiquette

Un calendrier en trois marches

La loi Climat et Résilience organise le retrait progressif des passoires thermiques du parc locatif privé. Les G d’abord, depuis 2025. Les F ensuite, en 2028. Puis les E en 2034, et c’est cette dernière marche qui fera basculer le marché : elle concerne à elle seule près d’un logement francilien sur cinq.

Nous avons mesuré l’ampleur du phénomène commune par commune en croisant 3,2 millions de diagnostics avec ce calendrier : un logement francilien sur trois sera concerné d’ici 2034.

Ce que « interdit à la location » signifie vraiment

L’interdiction ne vide pas les logements du jour au lendemain. Elle frappe la mise en location : nouveau bail, renouvellement, et reconduction tacite. Un bail en cours se poursuit donc normalement jusqu’à son terme, y compris pour un logement classé G aujourd’hui. C’est au moment de relouer, ou de renouveler, que le mur se dresse.

Concrètement, un locataire qui occupe un logement devenu indécent au sens énergétique peut saisir le juge. Celui-ci peut ordonner les travaux, réduire le loyer, et le suspendre jusqu’à leur réalisation. Il n’existe pas d’amende administrative automatique : la sanction passe par le locataire, pas par un contrôle. Cela ne la rend pas théorique, un loyer suspendu pesant plus lourd qu’une amende forfaitaire.

Une contrainte mord d’ailleurs bien avant l’interdiction : depuis août 2022, le loyer d’un logement classé F ou G ne peut plus être augmenté, ni à la relocation, ni à la révision annuelle, ni par un complément de loyer. Beaucoup de bailleurs découvrent cette règle en tentant d’indexer leur loyer.

Le seuil de décence, l’interdiction qu’on oublie

Le calendrier des lettres n’est pas le seul verrou. Depuis le 1er janvier 2023, un logement dont la consommation dépasse 450 kilowattheures d’énergie finale par mètre carré et par an est considéré comme indécent en France métropolitaine, quelle que soit son étiquette. Ce seuil vise les logements les plus énergivores du parc, souvent chauffés à l’électricité directe dans un bâti non isolé. Vérifier cette valeur sur son DPE est utile : elle figure dans le rapport, et elle peut interdire la location avant même que la lettre ne le fasse.

Quand les travaux ne dépendent pas de vous

C’est la situation la plus frustrante, et elle est fréquente en copropriété. Un propriétaire peut décider seul de remplacer sa chaudière, ses menuiseries si elles sont privatives, ou d’isoler par l’intérieur. Il ne peut pas décider de l’isolation par l’extérieur, du remplacement de la chaufferie collective ni de la réfection de la toiture : ces travaux relèvent de l’assemblée générale, et leur calendrier n’est pas le sien.

Deux réflexes utiles dans ce cas. D’abord, regarder ce qui reste accessible en privatif : isolation des murs donnant sur l’extérieur par l’intérieur, ventilation, production d’eau chaude. Sur un logement classé E ou F, ces postes suffisent parfois à gagner la classe. Ensuite, faire inscrire le sujet à l’ordre du jour de l’assemblée : le plan pluriannuel de travaux et le DPE collectif existent précisément pour préparer ces décisions, et une copropriété qui n’a jamais fait établir son DPE collectif ne dispose d’aucune base pour arbitrer.

Questions fréquentes

Quelles étiquettes sont interdites à la location, et quand ?
Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, les F le seront au 1er janvier 2028 et les E au 1er janvier 2034. Ce calendrier vaut pour la France métropolitaine ; les dates sont décalées en outre-mer.
Mon bail en cours est-il rompu du jour au lendemain ?
Non. L’interdiction porte sur les nouveaux baux, les renouvellements et les reconductions. Un bail en cours se poursuit jusqu’à son terme, mais il ne pourra pas être reconduit tant que le logement reste dans une classe interdite.
Cela concerne-t-il aussi la vente ?
Non, on peut toujours vendre un logement classé F ou G. En revanche, sa vente impose un audit énergétique réglementaire, en plus du DPE.
Et pour une location saisonnière ou une résidence secondaire ?
L’interdiction vise les logements loués à usage de résidence principale dans le parc privé. Les locations saisonnières relèvent d’un régime distinct.
Comment sortir d’une étiquette interdite ?
En améliorant la performance du logement, puis en faisant établir un nouveau DPE. Un audit énergétique identifie les travaux les plus efficaces et chiffre le gain de classe attendu.

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