Diagnostic immobilier en Auvergne-Rhône-Alpes

Des vallées urbaines denses aux communes d’altitude, la région cumule un bâti ancien et des hivers exigeants, ce qui pèse lourdement sur les consommations de chauffage.

En bref

Sur les 1 772 550 diagnostics de performance énergétique réalisés en Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2021, 11,3 % des logements sont classés F ou G, contre 9,7 % en France. Au moins 26,6 % du parc est antérieur à 1949, ce qui déclenche le constat plomb.

Les étiquettes en Auvergne-Rhône-Alpes

Auvergne-Rhône-Alpes se situe au 2ᵉ rang des neuf régions que nous couvrons pour la part de passoires, au-dessus de la moyenne nationale de 9,7 %.

A1,1 %
B3,9 %
C34,8 %
D31,4 %
E17,5 %
F6,7 %
G4,6 %

Source : base ADEME des diagnostics de performance énergétique réalisés depuis juillet 2021.

L’âge du bâti, et les diagnostics qu’il impose

Avec 26,6 % de logements antérieurs à 1949, Auvergne-Rhône-Alpes se situe dans la moyenne haute. Le constat plomb concerne donc une part substantielle des ventes, sans être systématique. S’y ajoute le repérage amiante, déclenché par un permis antérieur à juillet 1997, qui concerne au moins 70,7 % du parc régional. Ces deux parts sont des minimums : les tranches à cheval sur une date charnière ne sont pas comptées.

Quand a-t-on construit en Auvergne-Rhône-Alpes ?

La période dominante explique l’essentiel des écarts d’étiquette d’une région à l’autre, davantage que la qualité de l’entretien.

Répartition du parc diagnostiqué en Auvergne-Rhône-Alpes par période de construction.
PériodePart du parc
1948-197430,2 %
avant 194826,6 %
1975-19774,0 %
1978-19824,9 %
1983-19885,0 %
1989-20009,6 %
2001-20053,6 %
2006-20128,0 %
2013-20217,4 %

Les départements couverts

Nos diagnostiqueurs interviennent dans les 12 départements de la région. Les obligations sont les mêmes partout, seule leur fréquence change avec l’âge du bâti local.

Ain(01)Allier(03)Ardèche(07)Cantal(15)Drôme(26)Isère(38)Loire(42)Haute-Loire(43)Puy-de-Dôme(63)Rhône(69)Savoie(73)Haute-Savoie(74)

La réforme de 2026 en Auvergne-Rhône-Alpes

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. À bâtiment identique, l’étiquette d’un logement chauffé à l’électricité s’améliore souvent d’un cran, sans travaux. 39,1 % des logements diagnostiqués en Auvergne-Rhône-Alpes sont chauffés à l’électricité, une part importante qui bénéficie directement de la révision. Les diagnostics établis en 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur l’observatoire de l’ADEME.

Deux climats, deux parcs, une seule moyenne

La région additionne des situations que tout oppose : l’agglomération lyonnaise et sa banlieue dense, les villes moyennes du Massif central, et les communes d’altitude des Alpes. Avec 11,3 % de passoires, elle se classe juste derrière l’Île-de-France, mais cette moyenne recouvre des écarts considérables. Le froid y joue un rôle direct : à isolation égale, un logement situé en zone climatique H1 consomme nettement plus qu’un logement méditerranéen, et l’étiquette s’en ressent mécaniquement.

L’électricité comme chauffage, un enjeu qui a basculé

39,1 % des logements diagnostiqués y sont chauffés à l’électricité, héritage des programmes de construction des années 1970 et 1980. Ces logements étaient jusqu’ici pénalisés par le coefficient de conversion en énergie primaire. Son passage de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026 change leur situation sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé : c’est dans les régions au chauffage électrique dominant que la réforme produit le plus d’effet.

Nos diagnostiqueurs en Auvergne-Rhône-Alpes

Nous couvrons 7 villes en Auvergne-Rhône-Alpes. Chaque page détaille le parc local, les risques recensés et les prix constatés.

Questions fréquentes

Quels diagnostics sont obligatoires en Auvergne-Rhône-Alpes ?
Les mêmes que partout en France : DPE, amiante pour un permis antérieur à juillet 1997, constat plomb avant 1949, électricité et gaz pour une installation de plus de quinze ans, état des risques, et termites dans les zones sous arrêté préfectoral. Ce qui change d’une région à l’autre est la FRÉQUENCE : Auvergne-Rhône-Alpes compte 26,6 % de logements antérieurs à 1949, donc le constat plomb y est plus ou moins courant qu’ailleurs.
Mon logement risque-t-il d’être interdit à la location en Auvergne-Rhône-Alpes ?
11,3 % des logements diagnostiqués en Auvergne-Rhône-Alpes sont classés F ou G, donc déjà concernés par le calendrier : les G depuis 2025, les F en 2028. En ajoutant les E, visés en 2034, c’est 28,9 % du parc régional qui est appelé à sortir de la location faute de travaux. Seul votre propre diagnostic dit où vous vous situez.
La réforme de 2026 change-t-elle mon étiquette en Auvergne-Rhône-Alpes ?
Uniquement si votre logement est chauffé à l’électricité, ce qui est le cas de 39,1 % du parc diagnostiqué en Auvergne-Rhône-Alpes. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026, ce qui améliore souvent l’étiquette d’un cran sans travaux. Les diagnostics de 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement sur l’observatoire de l’ADEME.
Comment trouver un diagnostiqueur certifié en Auvergne-Rhône-Alpes ?
Vérifiez trois choses : une certification en cours de validité délivrée par un organisme accrédité COFRAC, une assurance responsabilité civile professionnelle, et un devis détaillant ce qui est inclus. Décrivez votre bien et votre projet, et jusqu’à trois diagnostiqueurs de votre secteur vous rappellent avec un devis gratuit.

Mis à jour le 18 juin 2026

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