Diagnostic immobilier en Île-de-France

Le parc le plus ancien et le plus dense de France, où la copropriété domine et où l’isolation par l’extérieur se heurte partout aux règles d’urbanisme.

En bref

Sur les 3 268 004 diagnostics de performance énergétique réalisés en Île-de-France depuis 2021, 12,1 % des logements sont classés F ou G, contre 9,7 % en France. Au moins 28,2 % du parc est antérieur à 1949, ce qui déclenche le constat plomb.

Les étiquettes en Île-de-France

Île-de-France se situe au 1ᵉ rang des neuf régions que nous couvrons pour la part de passoires, au-dessus de la moyenne nationale de 9,7 %.

A0,3 %
B2,9 %
C33,6 %
D31,6 %
E19,4 %
F7,5 %
G4,6 %

Source : base ADEME des diagnostics de performance énergétique réalisés depuis juillet 2021.

L’âge du bâti, et les diagnostics qu’il impose

Avec 28,2 % de logements antérieurs à 1949, Île-de-France se situe dans la moyenne haute. Le constat plomb concerne donc une part substantielle des ventes, sans être systématique. S’y ajoute le repérage amiante, déclenché par un permis antérieur à juillet 1997, qui concerne au moins 75,2 % du parc régional. Ces deux parts sont des minimums : les tranches à cheval sur une date charnière ne sont pas comptées.

Quand a-t-on construit en Île-de-France ?

La période dominante explique l’essentiel des écarts d’étiquette d’une région à l’autre, davantage que la qualité de l’entretien.

Répartition du parc diagnostiqué en Île-de-France par période de construction.
PériodePart du parc
1948-197434,2 %
avant 194828,2 %
1975-19773,8 %
1978-19824,4 %
1983-19884,5 %
1989-20009,2 %
2001-20052,5 %
2006-20125,2 %
2013-20216,5 %

Les départements couverts

Nos diagnostiqueurs interviennent dans les 8 départements de la région. Les obligations sont les mêmes partout, seule leur fréquence change avec l’âge du bâti local.

Paris(75)Seine-et-Marne(77)Yvelines(78)Essonne(91)Hauts-de-Seine(92)Seine-Saint-Denis(93)Val-de-Marne(94)Val-d'Oise(95)

La réforme de 2026 en Île-de-France

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. À bâtiment identique, l’étiquette d’un logement chauffé à l’électricité s’améliore souvent d’un cran, sans travaux. 31,9 % des logements diagnostiqués en Île-de-France sont chauffés à l’électricité. La région est donc moins concernée que la moyenne : le gaz et les réseaux de chaleur y dominent, et leur coefficient reste inchangé. Les diagnostics établis en 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur l’observatoire de l’ADEME.

Un parc d’après-guerre plus présent qu’on ne le croit

L’image de l’Île-de-France est celle de l’immeuble haussmannien, mais les chiffres racontent autre chose : la période 1948-1974 pèse 34 % du parc diagnostiqué, devant les 28 % antérieurs à 1948. Ce sont les grands ensembles et les immeubles de la reconstruction qui dominent, et ce sont eux qui concentrent l’essentiel des passoires. Leur handicap est structurel : façades en béton peu isolées, menuiseries d’origine, chauffage collectif ancien. Leur avantage l’est aussi, puisqu’une opération d’isolation par l’extérieur y est techniquement possible, là où le bâti protégé du centre de Paris l’interdit.

La copropriété, verrou et levier

La région se distingue par la part écrasante du logement collectif, ce qui déplace la question des travaux du propriétaire vers l’assemblée générale. Un bailleur francilien dont le logement est classé F peut changer ses menuiseries et sa production d’eau chaude, il ne décidera pas seul de l’isolation des façades ni du remplacement de la chaufferie. D’où l’importance du DPE collectif, désormais obligatoire pour l’ensemble des copropriétés à usage principal d’habitation : il fournit la base chiffrée sans laquelle aucune assemblée n’arbitre sérieusement.

Nos diagnostiqueurs en Île-de-France

Nous couvrons 29 villes en Île-de-France. Chaque page détaille le parc local, les risques recensés et les prix constatés.

Questions fréquentes

Quels diagnostics sont obligatoires en Île-de-France ?
Les mêmes que partout en France : DPE, amiante pour un permis antérieur à juillet 1997, constat plomb avant 1949, électricité et gaz pour une installation de plus de quinze ans, état des risques, et termites dans les zones sous arrêté préfectoral. Ce qui change d’une région à l’autre est la FRÉQUENCE : Île-de-France compte 28,2 % de logements antérieurs à 1949, donc le constat plomb y est plus ou moins courant qu’ailleurs.
Mon logement risque-t-il d’être interdit à la location en Île-de-France ?
12,1 % des logements diagnostiqués en Île-de-France sont classés F ou G, donc déjà concernés par le calendrier : les G depuis 2025, les F en 2028. En ajoutant les E, visés en 2034, c’est 31,6 % du parc régional qui est appelé à sortir de la location faute de travaux. Seul votre propre diagnostic dit où vous vous situez.
La réforme de 2026 change-t-elle mon étiquette en Île-de-France ?
Uniquement si votre logement est chauffé à l’électricité, ce qui est le cas de 31,9 % du parc diagnostiqué en Île-de-France. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026, ce qui améliore souvent l’étiquette d’un cran sans travaux. Les diagnostics de 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement sur l’observatoire de l’ADEME.
Comment trouver un diagnostiqueur certifié en Île-de-France ?
Vérifiez trois choses : une certification en cours de validité délivrée par un organisme accrédité COFRAC, une assurance responsabilité civile professionnelle, et un devis détaillant ce qui est inclus. Décrivez votre bien et votre projet, et jusqu’à trois diagnostiqueurs de votre secteur vous rappellent avec un devis gratuit.

Mis à jour le 18 juin 2026

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