Diagnostic immobilier en Bretagne

Le socle granitique place une grande partie du territoire en potentiel radon élevé, un point que l’état des risques signale et que peu de vendeurs anticipent.

En bref

Sur les 664 425 diagnostics de performance énergétique réalisés en Bretagne depuis 2021, 9,6 % des logements sont classés F ou G, contre 9,7 % en France. Au moins 22,3 % du parc est antérieur à 1949, ce qui déclenche le constat plomb.

Les étiquettes en Bretagne

Bretagne se situe au 4ᵉ rang des neuf régions que nous couvrons pour la part de passoires, en dessous de la moyenne nationale de 9,7 %.

A1,9 %
B4,6 %
C39,4 %
D31,1 %
E13,4 %
F6,2 %
G3,4 %

Source : base ADEME des diagnostics de performance énergétique réalisés depuis juillet 2021.

L’âge du bâti, et les diagnostics qu’il impose

Bretagne a un parc plus récent que la moyenne : 22,3 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1949. Le constat plomb y est donc moins fréquent, mais la règle reste la même, et c’est la date du permis qui tranche, jamais l’apparence. S’y ajoute le repérage amiante, déclenché par un permis antérieur à juillet 1997, qui concerne au moins 66,5 % du parc régional. Ces deux parts sont des minimums : les tranches à cheval sur une date charnière ne sont pas comptées.

Quand a-t-on construit en Bretagne ?

La période dominante explique l’essentiel des écarts d’étiquette d’une région à l’autre, davantage que la qualité de l’entretien.

Répartition du parc diagnostiqué en Bretagne par période de construction.
PériodePart du parc
1948-197429,8 %
avant 194822,3 %
1975-19773,8 %
1978-19825,4 %
1983-19885,2 %
1989-200011,1 %
2001-20054,5 %
2006-20129,4 %
2013-20216,6 %

Les départements couverts

Nos diagnostiqueurs interviennent dans les 4 départements de la région. Les obligations sont les mêmes partout, seule leur fréquence change avec l’âge du bâti local.

Côtes-d'Armor(22)Finistère(29)Ille-et-Vilaine(35)Morbihan(56)

La réforme de 2026 en Bretagne

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. À bâtiment identique, l’étiquette d’un logement chauffé à l’électricité s’améliore souvent d’un cran, sans travaux. 47,1 % des logements diagnostiqués en Bretagne sont chauffés à l’électricité, une part importante qui bénéficie directement de la révision. Les diagnostics établis en 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur l’observatoire de l’ADEME.

Le radon, spécificité bretonne mal connue

Le socle granitique place une grande partie du territoire en potentiel radon de catégorie 3, la plus élevée. Ce gaz radioactif naturel remonte du sol et se concentre dans les sous-sols et les rez-de-chaussée mal ventilés. L’état des risques le signale, mais l’information passe souvent inaperçue faute d’être expliquée. Un vendeur breton a intérêt à l’anticiper : la mesure est peu coûteuse, et la remédiation passe le plus souvent par une amélioration de la ventilation plutôt que par des travaux lourds.

Un parc plus récent que sa réputation

22,3 % de logements antérieurs à 1949, la part la plus faible des régions que nous couvrons : la Bretagne a davantage construit après-guerre que son image de bâti ancien ne le laisse penser. La période 1948-1974 y pèse 30 %. Avec 47,1 % de chauffage électrique, elle figure aussi parmi les régions où la réforme de 2026 améliore le plus d’étiquettes sans travaux. Le climat océanique, doux mais humide, déplace enfin l’enjeu vers la ventilation et le traitement de l’humidité, la mérule étant surveillée par arrêté dans plusieurs départements.

Nos diagnostiqueurs en Bretagne

Nous couvrons 1 ville en Bretagne. Chaque page détaille le parc local, les risques recensés et les prix constatés.

Questions fréquentes

Quels diagnostics sont obligatoires en Bretagne ?
Les mêmes que partout en France : DPE, amiante pour un permis antérieur à juillet 1997, constat plomb avant 1949, électricité et gaz pour une installation de plus de quinze ans, état des risques, et termites dans les zones sous arrêté préfectoral. Ce qui change d’une région à l’autre est la FRÉQUENCE : Bretagne compte 22,3 % de logements antérieurs à 1949, donc le constat plomb y est plus ou moins courant qu’ailleurs.
Mon logement risque-t-il d’être interdit à la location en Bretagne ?
9,6 % des logements diagnostiqués en Bretagne sont classés F ou G, donc déjà concernés par le calendrier : les G depuis 2025, les F en 2028. En ajoutant les E, visés en 2034, c’est 23,0 % du parc régional qui est appelé à sortir de la location faute de travaux. Seul votre propre diagnostic dit où vous vous situez.
La réforme de 2026 change-t-elle mon étiquette en Bretagne ?
Uniquement si votre logement est chauffé à l’électricité, ce qui est le cas de 47,1 % du parc diagnostiqué en Bretagne. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026, ce qui améliore souvent l’étiquette d’un cran sans travaux. Les diagnostics de 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement sur l’observatoire de l’ADEME.
Comment trouver un diagnostiqueur certifié en Bretagne ?
Vérifiez trois choses : une certification en cours de validité délivrée par un organisme accrédité COFRAC, une assurance responsabilité civile professionnelle, et un devis détaillant ce qui est inclus. Décrivez votre bien et votre projet, et jusqu’à trois diagnostiqueurs de votre secteur vous rappellent avec un devis gratuit.

Mis à jour le 18 juin 2026

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