Diagnostic immobilier en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le climat méditerranéen limite les besoins de chauffage et explique le meilleur taux de passoires de France métropolitaine. Le vrai sujet local est le confort d’été.

En bref

Sur les 1 208 628 diagnostics de performance énergétique réalisés en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2021, 5,8 % des logements sont classés F ou G, contre 9,7 % en France. Au moins 22,8 % du parc est antérieur à 1949, ce qui déclenche le constat plomb.

Les étiquettes en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Provence-Alpes-Côte d’Azur se situe au 8ᵉ rang des neuf régions que nous couvrons pour la part de passoires, en dessous de la moyenne nationale de 9,7 %.

A3,5 %
B11,1 %
C42,5 %
D25,9 %
E11,4 %
F4,0 %
G1,8 %

Source : base ADEME des diagnostics de performance énergétique réalisés depuis juillet 2021.

L’âge du bâti, et les diagnostics qu’il impose

Provence-Alpes-Côte d’Azur a un parc plus récent que la moyenne : 22,8 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1949. Le constat plomb y est donc moins fréquent, mais la règle reste la même, et c’est la date du permis qui tranche, jamais l’apparence. S’y ajoute le repérage amiante, déclenché par un permis antérieur à juillet 1997, qui concerne au moins 71,1 % du parc régional. Ces deux parts sont des minimums : les tranches à cheval sur une date charnière ne sont pas comptées.

Quand a-t-on construit en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

La période dominante explique l’essentiel des écarts d’étiquette d’une région à l’autre, davantage que la qualité de l’entretien.

Répartition du parc diagnostiqué en Provence-Alpes-Côte d’Azur par période de construction.
PériodePart du parc
1948-197433,2 %
avant 194822,8 %
1975-19773,9 %
1978-19825,9 %
1983-19885,3 %
1989-20009,6 %
2001-20053,4 %
2006-20127,3 %
2013-20217,4 %

Les départements couverts

Nos diagnostiqueurs interviennent dans les 6 départements de la région. Les obligations sont les mêmes partout, seule leur fréquence change avec l’âge du bâti local.

Alpes-de-Haute-Provence(04)Hautes-Alpes(05)Alpes-Maritimes(06)Bouches-du-Rhône(13)Var(83)Vaucluse(84)

La réforme de 2026 en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. À bâtiment identique, l’étiquette d’un logement chauffé à l’électricité s’améliore souvent d’un cran, sans travaux. Avec 58,5 % de logements chauffés à l’électricité, Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’une des régions où cette réforme change le plus de choses : plus d’un logement sur deux voit son calcul révisé. Les diagnostics établis en 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur l’observatoire de l’ADEME.

Le meilleur taux de France, et pourquoi

Avec 5,8 % de passoires, la région affiche le taux le plus bas des neuf que nous couvrons, presque deux fois sous la moyenne nationale. L’explication tient au climat autant qu’au bâti : la zone climatique H3 réduit fortement les besoins de chauffage, qui pèsent l’essentiel du calcul du DPE. Un logement médiocrement isolé obtient donc à Marseille une étiquette que le même logement n’obtiendrait pas à Lille. Cela ne signifie pas que le parc est performant, mais que la méthode conventionnelle le juge sur un climat clément.

Le confort d’été, angle mort du diagnostic

Le vrai sujet régional n’est pas le chauffage mais la surchauffe. Le DPE comporte bien une appréciation du confort d’été, mais elle n’entre pas dans le calcul de l’étiquette : un logement invivable en août peut afficher un C. Avec 58,5 % de logements chauffés à l’électricité, souvent équipés de climatiseurs réversibles, la consommation réelle d’été échappe largement au document. Un acquéreur avisé regarde donc l’inertie des murs, la protection des baies et la ventilation, au-delà de la lettre.

Nos diagnostiqueurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Nous couvrons 6 villes en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Chaque page détaille le parc local, les risques recensés et les prix constatés.

Questions fréquentes

Quels diagnostics sont obligatoires en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
Les mêmes que partout en France : DPE, amiante pour un permis antérieur à juillet 1997, constat plomb avant 1949, électricité et gaz pour une installation de plus de quinze ans, état des risques, et termites dans les zones sous arrêté préfectoral. Ce qui change d’une région à l’autre est la FRÉQUENCE : Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 22,8 % de logements antérieurs à 1949, donc le constat plomb y est plus ou moins courant qu’ailleurs.
Mon logement risque-t-il d’être interdit à la location en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
5,8 % des logements diagnostiqués en Provence-Alpes-Côte d’Azur sont classés F ou G, donc déjà concernés par le calendrier : les G depuis 2025, les F en 2028. En ajoutant les E, visés en 2034, c’est 17,1 % du parc régional qui est appelé à sortir de la location faute de travaux. Seul votre propre diagnostic dit où vous vous situez.
La réforme de 2026 change-t-elle mon étiquette en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
Uniquement si votre logement est chauffé à l’électricité, ce qui est le cas de 58,5 % du parc diagnostiqué en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026, ce qui améliore souvent l’étiquette d’un cran sans travaux. Les diagnostics de 2025 et avant restent valables et se mettent à jour gratuitement sur l’observatoire de l’ADEME.
Comment trouver un diagnostiqueur certifié en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
Vérifiez trois choses : une certification en cours de validité délivrée par un organisme accrédité COFRAC, une assurance responsabilité civile professionnelle, et un devis détaillant ce qui est inclus. Décrivez votre bien et votre projet, et jusqu’à trois diagnostiqueurs de votre secteur vous rappellent avec un devis gratuit.

Mis à jour le 18 juin 2026

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