Diagnostic gaz

Le diagnostic gaz vérifie la sécurité des installations intérieures de gaz de plus de 15 ans.

Mis à jour le 18 juin 2026

Obligatoire pour
Installation de plus de 15 ans
Validité
3 ans (vente) · 6 ans (location)
Prix indicatif
90 à 150 €
Biens concernés
Logements au gaz

En bref

Le diagnostic gaz est obligatoire pour les logements dont l'installation intérieure de gaz a plus de 15 ans, à la vente comme à la location. Il contrôle la sécurité de l'installation et coûte 90 à 150 €. Il reste valable 3 ans à la vente et 6 ans à la location.

Une installation de gaz défectueuse expose aux fuites, à l'intoxication au monoxyde de carbone et à l'explosion. Le diagnostic contrôle l'état des tuyauteries, de la ventilation et des appareils raccordés, pour prévenir ces risques.

Quand est-il obligatoire ?

Pour toute vente ou location d'un logement dont l'installation intérieure de gaz a plus de 15 ans. Comme pour l'électricité, c'est un état des lieux de sécurité, sans obligation de mise aux normes à la vente.

Quelle validité ?

3 ans pour une vente, 6 ans pour une location. Il est généralement réalisé en même temps que le diagnostic électrique.

Ce que l’opérateur contrôle réellement

Le diagnostic porte sur l'installation intérieure, depuis le compteur jusqu'aux appareils. Quatre domaines sont examinés. La tuyauterie fixe d'abord, son état, ses raccords et ses fixations. Les appareils fixes ensuite, chaudière, chauffe-eau, cuisinière raccordée, avec leur état de fonctionnement et leur raccordement. La ventilation du local, qui conditionne l'évacuation des produits de combustion et dont l'obstruction est une cause fréquente d'accident. Enfin la combustion elle-même, mesurée au niveau des appareils, avec relevé du taux de monoxyde de carbone. Les appareils mobiles alimentés par bouteille ne relèvent pas du diagnostic.

Les trois niveaux d’anomalie, et celui qui coupe le gaz

Le rapport classe les anomalies en trois niveaux. Une A1 signale un défaut mineur à corriger sans urgence. Une A2 impose une réparation avant remise en service normal, mais l'installation reste utilisable. Le troisième niveau change tout : le danger grave et immédiat, noté DGI. Dans ce cas, l'opérateur interrompt l'alimentation de la partie concernée sur place, avec votre accord, et informe le distributeur de gaz. C'est la seule situation, tous diagnostics confondus, où le professionnel agit sur le logement au lieu de se contenter de constater. Le rétablissement suppose l'intervention d'un installateur et une attestation de réparation.

Le monoxyde de carbone, l’enjeu invisible

Le contrôle du gaz n'est pas une formalité administrative. Le monoxyde de carbone est inodore, incolore, et reste chaque année responsable d'intoxications domestiques en France, principalement en période de chauffe. Les causes les plus fréquentes sont une ventilation obstruée, un conduit d'évacuation encrassé et un appareil mal réglé. Ce sont précisément les points que le diagnostic examine. Pour un acquéreur, un rapport propre vaut donc davantage qu'une case cochée dans un dossier : c'est la seule vérification indépendante de la sécurité de l'installation qu'il obtiendra avant d'emménager.

Ce que le diagnostiqueur contrôle, point par point

La visite suit une trame précise et ne porte que sur l’installation intérieure. Chaque anomalie du rapport se rattache à l’un de ces quatre domaines.

Les quatre domaines du gaz

Objectif : prévenir l’intoxication au monoxyde de carbone et l’explosion.

  1. 1

    Tuyauteries fixes

    État des canalisations, des raccords et de leur fixation, de la vanne d’arrêt aux appareils.

    Anomalie fréquente : Tuyau souple périmé, dont la date limite est dépassée.

  2. 2

    Raccordement des appareils

    Conformité du branchement de la chaudière, de la cuisinière ou du chauffe-eau.

  3. 3

    Ventilation des locaux

    Entrées et sorties d’air suffisantes pour la combustion et l’évacuation.

    Anomalie fréquente : Grille d’aération obstruée après des travaux d’isolation.

  4. 4

    Combustion et évacuation

    Bon fonctionnement de l’appareil et évacuation correcte des produits de combustion.

    Anomalie fréquente : Conduit encrassé ou raccordement d’évacuation désolidarisé.

Le diagnostiqueur ne démonte rien. Il ne déplace pas les meubles, n’ouvre pas les cloisons et ne déconnecte aucun appareil. Le rapport décrit ce qui est visible et mesurable le jour de la visite, et signale les parties qu’il n’a pas pu atteindre. Cette liste mérite d’être lue autant que les anomalies elles-mêmes.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si le diagnostiqueur relève un danger grave ?
Il interrompt sur place l'alimentation de la partie en cause et informe le distributeur de gaz. La remise en service suppose l'intervention d'un installateur et une attestation de réparation. C'est le seul diagnostic où le professionnel agit au lieu de constater.
Mon logement est tout électrique, suis-je concerné ?
Non. Le diagnostic ne vise que les logements dotés d'une installation intérieure de gaz. En l'absence totale d'installation, aucun document n'est requis.
Une bouteille de gaz dans la cuisine compte-t-elle ?
Non. Les appareils mobiles alimentés par bouteille ne relèvent pas du diagnostic, qui porte sur l'installation fixe. Ils restent soumis aux règles de sécurité générales, notamment la date de validité du tuyau souple.
Le diagnostic gaz et le certificat de conformité, c’est pareil ?
Non. Le diagnostic gaz constate l’état d’une installation existante de plus de 15 ans. Le certificat de conformité concerne une installation neuve ou rénovée.

Informations à jour en 2026, données à titre indicatif. Sources : service-public.fr et l'ADEME. Les prix, durées de validité et obligations réglementaires évoluent : confirmez les règles applicables à votre bien avec un diagnostiqueur certifié.

Besoin d'un diagnostiqueur près de chez vous ?

Vous devez réaliser un gaz ? Décrivez votre bien et recevez gratuitement des devis de diagnostiqueurs certifiés de votre secteur.